Nettoyage des rues à Rinxent

« Un extincteur, un enjoliveur,
Un kilo de mégots,
Aussi des bouteilles d’eau … »

On aurait pu écrire un couplet supplémentaire pour la chanson de Boris Vian « La complainte du progrès ».

Un kilo de mégots, c’est environ 4.300 mégots. Pour rappel, ils mettent plus de deux ans à se dégrader … alors qu’il y a des cendriers dans la commune.

Des kilos et des kilos de bouteille de verre … alors qu’il y a des containers un peu partout.

Nous avons aussi récupéré un vieux matelas …

Un énorme merci à l’équipe de nettoyage 💪 !

Nous avons débarrassé notre belle commune de kilos de déchets. Bravo !

Le centenaire du monument aux morts de Rinxent

Émile, Henri, Adonis, Arthur, Joseph, Louis ou encore Cyrille. Tous étaient Rinxentois.

Tous sont allés au front en pensant revenir près de leurs familles quelques semaines plus tard. Tout au plus, quelques mois.

La guerre de 14-18 aura coûté la vie à 63 Rinxentois, dont les noms resteront à jamais gravés sur le monument aux morts de notre commune. Le nôtre sera érigé le 20 août 1922, à un emplacement qui finira par poser des problèmes de sécurité, en raison du développement de la circulation automobile. À l’occasion de l’électrification de la ligne de chemin de fer, le conseil municipal décidera d’offrir à notre monument un emplacement qui le mettra beaucoup plus en valeur. En 1992, M. Gabriel Bette procèdera avec d’infinies précautions à son déménagement vers l’emplacement qu’on lui connaît aujourd’hui.

Il y a donc tout juste cent ans, ce monument aux morts était installé sur notre commune.

Un siècle plus tard, nous nous devions, à l’occasion de son centenaire, de le restaurer afin de lui rendre toute sa splendeur. C’est ce qui a donc été réalisé il y a quelques mois.

Le livre que vous découvrez en photos ci-dessous, je l’ai découvert lors de mon arrivée en mairie en 2018. Il était posé à quelques mètres de mon bureau. Il retrace une partie de la vie ou des des correspondances entre ces jeunes Rinxentois et leurs familles.

Je voulais ce soir vous en partager quelques extraits.

Pour se souvenir. Pour ne pas oublier ces moments douloureux.

Nous ne sommes pas préparés à ça

On se dit qu’on va seulement s’investir pour sa ville.
On se dit qu’on veut participer aux idées de projets communaux.
Juste regarder.
On se dit que, bon, de toute façon, on ne passera pas. On regardera comment ça fonctionne. Et puis on va apprendre plein de choses rien qu’en observant.

Et puis …


Et puis, sans comprendre comment, on est élus.
Seize voix.
Seize voix seulement alors que deux mois plus tôt, personne n’avait jamais entendu parler de nous.


Nous ne sommes pas préparés à ça.
Je n’étais pas préparé à ça.


Pas préparé à ma première prise de parole en conseil municipal.
Ma première prise de parole lors de notre première réunion publique.
Ma première prise de parole lors de notre première cérémonie des vœux.

Pas préparé à gérer du personnel.
Pas formé pour gérer du personnel.

Pas préparé à devoir dire “je suis désolé mais on ne pourra pas continuer ton contrat”.
Pas préparé à avoir des personnes en pleurs dans mon bureau.

Pas préparé à ce qu’on m’appelle un samedi soir de juillet : “Nico, un accident grave près de chez nous. Viens vite !”.
Pas préparé à voir cette maman hurler en pleine rue quand on lui annonce la mort de son fils de 8 ans.
Pas préparé à signer, deux jours après, l’acte de décès de ce petit garçon. Et après avoir signé, pas préparé à devoir sortir de la mairie pour aller sur le parking et pleurer.

Pas préparé à gérer un budget de 3 millions d’euros.

Pas préparé à devoir prendre des décisions pour l’ensemble d’une commune.
Pas préparé à décevoir des personnes en prenant des décisions.

Pas préparé à ce qu’on m’appelle, ce lundi soir de décembre, pour me dire : “Nico … C’est Pierre. Il est mort”.

Pas préparé à être critiqué publiquement.
Pas préparé à être jugé, en permanence.
Que l’on fasse quelque chose ou pas, vous serez jugés. Que l’on prenne position ou pas, vous serez jugés.

Pas préparé à gérer les sensibilités et les égos de chacune et chacun.

Pas préparé à célébrer ce mariage de ce Monsieur, se sachant mourant, mais voulant tout gérer pour sa femme, avant de partir.
Pas préparé à terminer ce mariage en faisant illusion. Puis pleurer dans l’arrière salle.

Pas préparé à ne jamais pouvoir réellement couper.
Pas préparé à être presque toujours disponible pour répondre aux collègues, aux agents, aux concitoyens sur tous les sujets du quotidien.
Pas préparé à ne jamais pouvoir faire la gueule en public. Tout du moins, pas préparé à devoir toujours sourire.

Pas préparé à intervenir sur des incendies de maison, qui auraient pu tourner au drame.


En lisant tout ça, on pourrait se dire que ce n’est pas une sinécure que d’être élu.

Mais sincèrement : je ne regrette rien. Absolument rien.

Je suis parfois fatigué. Physiquement. Moralement.
Parfois frustré.
Agacé.

Mais j’adore ce que je fais.

Pouvoir rencontrer tellement de personnes et partager.
Les écouter.
Tenter de les accompagner, de les aider. Échouer parfois, mais apprendre.

Voir des projets émerger. Avancer. Se réaliser.

Apprendre. Tous les jours. Sur tous les sujets.


Pour toutes ses raisons, malgré les moments difficiles, je ne regrette rien.

Si vous me posez la question, si vous souhaitez vous investir dans votre ville, si vous souhaitez participer aux idées de projets communaux, ma réponse sera simple : allez-y.

Encore une belle journée sur la Terre des 2 Caps

Encore une belle journée sur la Terre des 2 Caps 🤩

Après mes permanences ce matin, direction la crèche de Marquise (Communauté de Communes de La terre des 2 caps) pour son inauguration, après plusieurs mois de travaux. Ceux-ci permettent d’accueillir plus d’enfants à la journée.
Les deux crèches intercommunales atteignent leur limite et il faudra se poser la question de nouveaux espaces. Notamment sur le littoral où les demandes sont importantes.

Ensuite, nous avons enfin repris nos rendez-vous de quartier. Quel plaisir de pouvoir être à vos côtés pour vous entendre nous évoquer vos sujets du quotidien.
Ces rdv sont un vrai complément aux permanences en mairie. Prochaine date, samedi 18. Surveillez vos boites aux lettres.

Cet après-midi, passage à la salle de sport pour suivre les finales de basket du District Boulonnais.

Puis, petit coucou à la ferme La Ferme de la Rue Rinxent à l’occasion de leur vente mensuelle.

Après un très beau mariage (tous nos vœux à la licorne 🦄 et son mari !), direction Wierre-Effroy pour le marché à la ferme, chez les Bio Près. Un beau moment convivial sous le soleil ☀️ 😎 !

Bonne fin de journée à toutes et à tous !

Ce MacDo à Marquise, était-ce nécessaire ?

Il n’aura fallu attendre que 48 heures avant de pouvoir mesurer l’impact de l’implantation du nouveau fast-food à Marquise.

Aux abord de l’école maternelle ce matin, des restes d’une commande passée hier soir.

Comme je l’avais déjà soulevé lors de rencontres avec mes collègues de la Terre des 2 Caps, avions-nous réellement besoin d’un tel restaurant sur notre territoire ?

J’en doute fortement.

Alors que toutes les semaines, dans nos écoles, nous nous devons de mettre du bio, de mettre en place des repas variés, voilà que l’on contribue fortement à la malbouffe.

Bien sûr, on pourra me donner comme arguments la création d’emplois. Et c’est une bonne nouvelle pour les personnes concernées.

Mais notre territoire rural a-t-il besoin d’un fast-food ? Alors que nous possédons déjà de très bonnes friteries.

Nos champs ont-ils besoin d’encore plus de déchets ?

Avions-nous besoin d’une boulangerie industrielle, en concurrence avec nos artisans implantés de longue date ?

Aurons-nous besoin d’un hôtel dans les années à venir sur cette zone d’activité ?

Est-ce que l’implantation d’un MacDo ne sera pas synonyme dans quelques mois ou années de l’arrivée d’un concurrent, comme c’est très souvent le cas ?

Nous nous plaignons de voir le centre des villages se vider mais nous reproduisons le même schéma que les grandes agglos, à savoir celui de développer massivement des zones d’activités en dehors des villes.

Notre territoire rural se doit d’exister entre les deux grosses agglomérations du boulonnais et du calaisis. Nous aurions pu tenter de garder ce côté rural et ne pas vouloir faire « comme les autres » … 😓